Keep It Simple, Stupid
Je n'aime pas les gros mots, ils me font peur. Attention, je ne parle pas de ceux qui permettent de se défouler la langue et de ne pas défoncer ce utain de clavier qui bug sur la lettre "p", ni même des autres "Nique Ta Mère" que je prends toujours autant de plaisir à dire en voiture et à écouter dans mon iPhone.
Non, je vous parle des gros mots souvent techniques ou anglisisés (voire les deux) qui peuvent faire peur quand on veut se lancer dans l'aventure startup. Mon but est de vulgariser des termes comme "pitcher", "bootstrapper", "business plan" pour que les profanes les comprennent et n'aient pas le sentiment d'être exclu d'un monde dont il ne connaitrait pas la langue.
A propos de la langue, rappelons-nous un instant que la notre a été pendant très longtemps un instrument de pouvoir à la fois efficace mais surtout très utile. Il était ainsi important (voir vital) que la langue reste compliquée à comprendre et à apprendre. Non mais franchement, imaginez un peu les conséquences au XVIIè siècle si quelques paysans débiles étaient tombé sur un livre expliquant qu'une fourche puisse supporter le poids d'une tête ! Non non, très mauvaise idée à l'époque que de populariser la langue et le savoir ! C'est une des raisons majeures pour laquelle l'Académie Française décida dès 1635 de garder des systèmes d'écritures complexes et incohérents (elle ne le cacha d'ailleurs pas dans son texte fondateur). Ouf !!! Le paysan resterait donc paysan et le noble croirait bêtement connaître le latin alors que la plupart des règles orthographiques n'avaient et n'ont toujours pas aujourd'hui rapport avec le grec ou le latin...
376 ans plus tard et après des semaines à travailler sur différents concepts de sites et applications, j'ai découvert qu'il existait un éco système en plein développement et accessible aux autodidactes comme moi (n'ayant pas fait de grandes écoles de commerce) et qui souhaitaient devenir entrepreneur. Des livres, des blogs, des rencontres m'ont permis d'en apprendre plus sur ce nouveau monde. Cependant j'avoue découvrir encore régulièrement de nouveaux mots, à croire qu'on voue un véritable culte aux néologismes dans les milieux jeunes.
A l'heure où il est plus facile de se déclarer auto-entrepreneur que de trouver un travail. Alors que le monde des startups attire de plus en plus de talents divers et variées de 17 à 67 ans (7 à 77, faudrait pas déconner quand même). Ma mission sera donc d'essayer humblement dans cette chronique de faire le pont entre experts et néophytes en vulgarisant quelques gros mots. Début donc la semaine prochaine avec le mot "Pitcher" réveillera sans doute le Sean Connery qui est en vous.



