Keep It Simple, Stupid

Kiss-band
Je n'aime pas les gros mots, ils me font peur. Attention, je ne parle pas de ceux qui permettent de se défouler la langue et de ne pas défoncer ce utain de clavier qui bug sur la lettre "p", ni même des autres "Nique Ta Mère" que je prends toujours autant de plaisir à dire en voiture et à écouter dans mon iPhone.

Non, je vous parle des gros mots souvent techniques ou anglisisés (voire les deux) qui peuvent faire peur quand on veut se lancer dans l'aventure startup. Mon but est de vulgariser des termes comme "pitcher", "bootstrapper", "business plan" pour que les profanes les comprennent et n'aient pas le sentiment d'être exclu d'un monde dont il ne connaitrait pas la langue.

A propos de la langue, rappelons-nous un instant que la notre a été pendant très longtemps un instrument de pouvoir à la fois efficace mais surtout très utile. Il était ainsi important (voir vital) que la langue reste compliquée à comprendre et à apprendre. Non mais franchement, imaginez un peu les conséquences au XVIIè siècle si quelques paysans débiles étaient tombé sur un livre expliquant qu'une fourche puisse supporter le poids d'une tête ! Non non, très mauvaise idée à l'époque que de populariser la langue et le savoir !  C'est une des raisons majeures pour laquelle l'Académie Française décida dès 1635 de garder des systèmes d'écritures complexes et incohérents (elle ne le cacha d'ailleurs pas dans son texte fondateur). Ouf !!! Le paysan resterait donc paysan et le noble croirait bêtement connaître le latin alors que la plupart des règles orthographiques n'avaient et n'ont toujours pas aujourd'hui rapport avec le grec ou le latin... 

376 ans plus tard et après des semaines à travailler sur différents concepts de sites et applications, j'ai découvert qu'il existait un éco système en plein développement et accessible aux autodidactes comme moi (n'ayant pas fait de grandes écoles de commerce) et qui souhaitaient devenir entrepreneur. Des livres, des blogs, des rencontres m'ont permis d'en apprendre plus sur ce nouveau monde. Cependant j'avoue découvrir encore régulièrement de nouveaux mots, à croire qu'on voue un véritable culte aux néologismes dans les milieux jeunes. 

A l'heure où il est plus facile de se déclarer auto-entrepreneur que de trouver un travail. Alors que le monde des startups attire de plus en plus de talents divers et variées de 17 à 67 ans (7 à 77, faudrait pas déconner quand même). Ma mission sera donc d'essayer humblement dans cette chronique de faire le pont entre experts et néophytes en vulgarisant quelques gros mots. Début donc la semaine prochaine avec le mot "Pitcher" réveillera sans doute le Sean Connery qui est en vous. 

Chronique du Rockeur Entrepreneur : bye bye John

John_lennon
Il s'était endormi des bières et des rêves pleins la tête. Il se réveille avec la gueule de bois et la une du journal dans les mains : John Lennon est mort. Bah merde alors. Il commence à lire incrédule et en oublie de boire son café. Hier, 5 octobre 2011, une balle dans le pancréas a eu raison de la rockstar. Comme ça, bêtement à 56 ans. Les yeux rêveurs et décidés de John se sont donc éteint derrière ses petites lunettes rondes. Heureusement, l'esprit de John survivra à travers son label : Apple Records. 

Notre rockeur entrepreneur repense alors à sa soirée d'hier et y voit comme un signe. Il s'est endormi en voulant être une rockstar et la plus grande de toutes est morte dans la nuit. Oh putain, l'épiphanie ! Il remonte chez lui, prend un stylo, attrape un cahier vierge et écrit en lettres capitales sur la première page : "Today I'm a Rockstar". 

Il pourrait donner des tonnes de raisons à son envie d'en être une (des bonnes comme des mauvaises) mais celle qui revient le plus souvent est toute bête et évidente : parce qu'il en a envie. Il referme son cahier avec un sentiment de délivrance et de satisfaction. Notre rockeur jubile à l'intérieur et s'interdit presque de sourire tant il est décidé, l'auto congratulation viendra plus tard. 

Car maintenant, il faut agir et vite. Mais très rapidement les questions s'entrechoquent dans la tête de notre rockeur entrepreneur. Ses jambes frétillent mais il ne sait pas par quel pied commencer. Il se pose des tas de questions rationnelles comme "C'est quel pied qui porte chance déjà ?". Il sait qu'il veut jouer dans les nouvelles technologies mais ne sait pas coder. Il veut créer une société et partir à l'aventure mais il complexe de ne pas avoir son diplôme d'école de commerce. Suis-je légitime ? Dois-je entreprendre une formation de développeur ? Dois-je m'associer ou partir seul ? 

Soudain, le doute s'installe et le submerge. Son regard a changé, il est plus inquiet, notre rockeur entrepreneur se sent seul. Il s'allonge fatigué de toutes pensées sur son lit puis attrape un Rolling Stone pour se changer les idées. Il le survole puis le pose sur sa poitrine et ferme les yeux. Soudain, une image lui revient en tête en un éclair : Meg White des White Stripes. Oui on peut faire de la musique sans savoir jouer d'un instrument !!! Il repense alors à Matt Helders, le batteur des Arctic Monkeys. Oui on peut apprendre un instrument tout seul en 2002, faire son premier concert en 2003 et devenir numéro un des charts en 2005 (nda : vous l'aurez compris, suis un peu fan de ce type) !!!

Notre entrepreneur revit et se rappelle qu'il n'est jamais trop tard pour apprendre. De l'envie, un crayon, un cahier, une guitare et une méthode suffisent. Notre rockeur ira à l'Apple Store non pas pour déposer une pomme comme une groupie hystérique mais pour acheter sa première guitare.

 

 

 

 

Non mais t'es qui pour oser parler, d'abord ?!

 

Approved
Suis-je légitime pour lever le doigt en classe ? Suis-je légitime pour envoyer un mail à ce prospect ? Suis-je légitime pour aller draguer cette fille ? Suis-je légitime pour postuler à ce job ? Suis-je légitime pour créer mon entreprise ? Suis-je légitime pour écrire un article sur la légitimité ?

C'est quoi être légitime ? Et bien c'est très simple et je me fais un plaisir de (me) le rappeler : être légitime ce n'est pas avoir le bon diplôme, ni le bon CV, le bon réseau ou les bonnes chaussures. Être légitime c'est avoir le droit de faire et en particulier celui de se tromper et de dire des conneries. 

Tenez par exemple : si vous voulez faire un compliment à cette superbe fille assise devant vous depuis trois stations, et bien vous avez le droit ! Si si et même de façon stupide (c'est d'ailleurs conseillé). Si par contre vous voulez vous improviser chirurgien ce week-end sur l'un de vos amis, je vous rappelle que sectionner l'artère fémorale d'un ami est un délit sévèrement puni par la loi. 

Doit-on être expert pour être légitime ? Bien que le vieil adage rappelle qu'un bon dragueur doit savoir draguer sans son chien ni une poussette, il n'est pas nécessaire d'être un expert pour séduire une jolie jeune femme (sauf si cette dernière pousse une poussette et traine un pitbull avec son mari pas loin). Je reconnais cependant qu'être un expert - ou se déclarer comme tel - peut vous donner plus de confiance et permet de rassurer vos interlocuteurs (ou investisseurs). Vous noterez d'ailleurs la recrudescence d'experts aux infos à chaque catastrophe qu'elle soit environnementale ou financière. 

Maintenant, imaginons que alliez à un entretien d'embauche avec l'idée d'être légitime pour le poste proposé. Pouvez-vous réellement garantir que vous avez les qualités requises pour cette mission dont vous ne connaissez qu'un bref résumer ? Non. Néanmoins, vous êtes légitime d'aller à cet entretien car 1. vous en avez l'envie (l'annonce vous attire) 2. les moyens (vous savez passer un entretien ou avez besoin de vous entrainer)… Et 3. : vous en avez le droit. Avoir la certitude que l'on sait apprendre est je pense une source de confiance bien plus solide que la certitude d'être légitime grâce à un palmarès ronflant et parfois très subjectif.

Mais alors comment se sentir légitime quand on est pas expert ?

  • Soigner la forme : être fier de son CV, de sa présentation, de ses chaussures, de sa carte de visite… Ca donne confiance et c'est quand même ça qui manque souvent (plus que le talent ?)
  • Développer sa capacité à apprendre : il est tout à fait possible d'apprendre un nouveau sport, un nouvel instrument de musique, une nouvelle langue ou un nouveau logiciel à 60 ans et ça fait du bien de se le rappeler : Those are "happy fears" !
  • Trouvez un bâton de marche : à défaut d'être un expert, il faut se sentir bon sur au moins un point et se reposer dessus quand le doute s'installe
  • Oser avec respect : je ne vais pas reprendre l'exemple du dragueur, vous voyez ou je veux en venir...
  • Dire et faire des conneries : si ça ne vous rend pas plus intelligent, ça permettra à certains de se sentir moins cons. Prendre la parole et en particulier en publique, est je trouve un excellent exercice d'inconfort pour gagner en confiance

Sinon, il existe une autre technique pour avancer sans être un expert reconnu et légitime : ne pas y penser et foncer; donc donnons-nous le droit d'oser puisque nous l'avons : "Just Do It" camarades !!!

 

 

Chronique du Rockeur Entrepreneur : introduction

Spinal_tap
Je repense à cette affiche sur la route de l'arrêt de bus. Un beau néo retraité se demandait souriant : "et si je remontais mon groupe de rock avec mes amis". Sans doute une pub pour une caisse de prévoyance ou une banque peut-être... Bref, je m'étais promis de ne jamais être cette pub. J'avais 15 ans et je jouais dans un groupe.

J'ai finalement décroché mes posters de rockstars et j'ai cessé de rêver d'en être une. Ma batterie repose sous un linceul et les amplis ne bourdonnent plus dans mon garage. Ben ouais, faut arrêter les conneries, l'industrie du disque meurt et puis il faut payer le loyer. J'ai donc connu la vie de bureau sur laquelle je crachais avant de claquer la porte de ma chambre. J'ai essayé, j'vous jure m'dame, pendant quatre ans j'ai essayé : je suis arrivé tôt et suis parti tard, j'ai fait le dos rond quand ça n'allait pas, j'ai persisté quand ça n'allait plus, j'ai beaucoup appris, j'ai gagné, j'ai beaucoup perdu et finalement, je n'ai pas voulu continuer. 

Je ne serai pas l'artiste de l'année, ni l'employé du mois... Je serai rockeur entrepreneur ! 

Retrouvez dorénavant tous les lundi la chronique du "Rockeur Entrepreneur". Vous y apprendrez que monter une boîte et monter un groupe de rock sont au final deux choses très semblables. L'histoire (imaginaire bien sûr) du Rockeur Entrepreneur permettra de mettre en lumière et de vulgariser certaines étapes clés de la création d'entreprise comme : 

  • La recherche du nom
  • L'association (plutôt Police ou Sting ?)
  • Sortir un proto
  • Les levées de fond
  • … Etc.

Le rockeur entrepreneur est allongé sur son lit et rêve déjà de concerts dans des stades bondés. Prochaine étape : "Apprendre à faire de la musique" :)

30% des salariés prêts à démissionner : les métiers meurent, vivent les métiers !

Worker
Aujourd'hui, je m'attaque à une grosse montagne et il va falloir ruser pour ne pas trop m'éparpiller dans ce vaste sujet aussi complexe que sexy, j'ai nommé : les ressources humaines.

Alors voilà, commençons déjà par l'étude fraichement menée par le cabinet de recrutement Mercer qui nous informe que 30% des salariés seraient prêts à démissionner en pleine période de crise. En d'autres termes, une personne sur trois préfère actuellement sauter par dessus bord plutôt que de rester sur le bateau alors que nous traversons une tempête sans précédent. Apparement, le bateau fait donc plus peur que la tempête.

Il me semble en effet que le bateau a de sérieux problèmes et qu'ils sont bien plus vieux que la crise financière elle-même. Il existait bien d'autres "Continental" et autres "Arcelor Mittal" avant octobre 2008. 

Les questions profondes qui agitaient et qui agitent toujours le monde ouvrier se propagent depuis longtemps maintenant dans le secteur tertiaire. Il est ainsi de moins en moins rare d'y entendre des questions du type : 

  • Est-ce que je rapporte ou ou est-ce que je coûte à mon patron ?
  • Quelle est ma valeur ajoutée au sein de ma boite ?
  • A quoi je sers ?!
  • Heu… C'est quoi mon métier au juste ?
  • "Vous n'êtes pas irremplaçable !"
  • Où qu'il est le représentant syndical ?! 
  • Y a pas ?! A bon bah où qu'elle est l'assistance psychologique alors ?

Ces questions ne sont pas choisies au hasard car c'est bien la mondialisation qui est très (trop ?) pointée du doigt et qui serait LA cause de tous ces maux. 

Et bien non ! Car dans une grande partie des cas nos métiers ne sont pas exportés... Mais remplacés par des machines ou des logiciels (désolé, c'est mon côté John Connor). Les pompistes ont disparu, mon banquier est devenu un serveur vocal, le service comptable est devenu un logiciel, le coursier un serveur FTP, le journaliste un téléphone portable à 2 millions de pixels avec Twitter incorporé, le pôle emploi est remplacé par Linkedin et Cadre Emploi… Même les chirurgiens sont de plus en plus remplacés par des machines.

Les métiers meurent ! Vivent les métiers !

Je pense que la majorité des personnes qui sont prêtes à sauter par dessus bord ne sont ni des fainéants, ni des lâches. Les gens (de tout âge) que je vois sans boulots veulent bosser et ceux qui ont la "chance" d'avoir un travail rêvent plus souvent d'un boulot où il se sentirait utile que de partir à la retraite à Cagnes-sur-Mer.

Les startups sont des mines d'innovations. Il serait intéressant de réfléchir à de nouveaux modèles d'affectation et de répartition des ressources techniques… Et humaines. De nouveaux métiers apparaissent comme celui très à la mode de Community Manager, je suis sûr que beaucoup d'autres sont encore à inventer.

J'espère que ce post pourra vraiment lancer une réflexion participative sur la question des ressources dans l'entreprise et la mutation des métiers à l'ère du numérique, donc n'hésitez pas à me faire part de vos réactions. 

Et sinon, elle fait comment votre boîte pour vous convaincre de rester sur le bateau ?

 

Le PDG de Starbucks Howard Schultz y croit vraiment

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Après une semaine agitée me voici de retour dans le labo ! Avant de revenir sur les derniers événements, conférences et apéro entrepreneurs qui m'ont offert leur lot de bonnes rencontres, retour sur la venue aujourd'hui à l'ESCP du CEO de Starbucks : Howard Schultz (merci Jidé pour l'invite !).

Certains imagineront déjà qu'il s'agit d'un "Sylvestre", véritable incarnation cynique et décomplexée du capitalisme cruel qui s'amuse à voler les pauvres et maigres travailleurs guatémaltais pour nourrir les gros chômeurs obèses américains.

Pfff... Il n'en est rien bandes d'altermondialistes désabusés ! 

J'ai écouté pendant près d'une heure Howard Schultz et j'ai couru juste après acheter un "frappuccino grande" à 5,50€ persuadé que ça sauverait vraiment un ou deux enfants guatémaltais. Plus sérieusement, j'avoue en effet avoir été convaincu par l'histoire de ce self-made man qui n'hésite pas à rappeler son enfance passée dans un "project" à Brooklyn, élevé par des parents sans le sou. Il n'hésite pas non plus à rappeler que Starbucks a été la première entreprise à fournir une assurance santé à tous ses employés (du moins ceux ayant un contrat d'au moins 20 heures par semaine… en non les nombreux ayant eu à signer des contrats de 19h45 d'après Wikipedia).

J'ai été convaincu car Howard Schultz est convaincant.

Lorsque la société a connu des heures sombres à partir de 2007 (Wall Street n'hésitant pas à  annoncer la mort prochaine de l'enfant chéri), Howard Schultz a été rappelé à la rescousse en tant que CEO et son premier objectif a été de remobiliser ses troupes et de les fédérer autour des valeurs fondatrices de l'entreprise. Et ça a marché ! En 2010 Starbucks est reparti plus fort que jamais et la croissance se poursuit. Le capitaine Schultz a su convaincre ses équipes lors d'un séminaire qui a coûté 30 millions de dollars (sic). Je ne pense pas qu'on puisse être aussi convaincant sans être convaincu soi-même.

Je retire donc de cette rencontre avec le capitaine Schultz que : 

  • Votre équipage est votre premier appui en cas de tempête (et non vos clients)
  • La com interne est primordiale (il faut arrêter de rêver se toucher un jour en regardant son spot à la TV… une beuverie avec ses employés c'est bien aussi et parfois plus utile)
  • On ne peut pas faire croire au père Noël si on y croit pas 
  • Il parfois nécessaire en cas de tempête de croire au père Noël (un trader me le disait hier encore)
  • Sylvestre est convaincu de faire le mal et il ne boit pas de café Starbucks
  • Howard Schultz est convaincu des faire les choses bien et croit aux valeurs de Starbucks
  • Howard Schultz a l'air sympa mais Sylvestre est quand même vachement plus drôle

 

Coach ou pom-pom girl ?

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Pour Pierre Desproges, le monde est composé de trois catégories de personnes : les amis, les copains et les personnes qu'on ne connait pas. D'après lui, les amis se comptent sur les doigts de la main (même pas besoin d'en avoir 5) et se caractérisent par leur capacité… à vous décevoir. "Etonnant non ?". Après réflexion, pas vraiment…

Prenez par exemple une personne en phase de création (d'un livre, d'une entreprise, d'une lampe, d'un CV…). Bien souvent, elle sollicitera un ami - et si possible très proche - pour obtenir un retour sur son travail (je fais partie de ceux-là et peut-être même trop parfois…). La réaction de l'ami bienveillant commencera très souvent par : "c'est bien" en continuera très vite par un "mais ne penses-tu pas que…".

Il est dur parfois de se rappeler qu'en vous critiquant, votre ami vous veux du bien. Il souhaite simplement être un Aimé Jacquet et vous donner la formule magique ('"muscle ton jeu Robert !") qui vous permettra de vous corriger et de vous transcender. Il se dit qu'il est très légitime pour vous critiquer et vous aider puisque 1. on voit mieux le jeu du bord du terrain, 2. il ne vous veut pas de mal, 3. vous l'avez sollicité et 4. s'il ne vous critique pas avec franchise, personne ne le fera.

Oui mais voilà, autant nous avons besoin parfois d'un coach pour nous critiquer et nous remuer, autant nous avons parfois besoin d'une jolie blonde en mini jupe qui s'agite bêtement autour du terrain et nous encourage même quand on est mené 3-0 à la mi-temps.

Toute la difficulté est de savoir ce que l'on attend de ses amis : des conseils ou des encouragements ? Certaines personnes ont des qualités naturelles de coach, d'autres de pom-pom girls (et cela n'a rien avoir avec leurs capacités intellectuelles !). 

Toute la difficulté est de savoir s'écouter pour savoir ce dont on besoin à un instant t en phase de création : des conseils ou des encouragements. On peut alors plus facilement se tourner vers les bonnes personnes (et être leur dire plus clairement ce que l'on attend d'eux) et limiter ainsi les risques d'être déçu. Je dois reconnaitre ne pas y arriver tout le temps… A travailler donc ! 

Merci infiniment à mes coachs et pom-pom girls !

 

...Et désolé si je veux trop parfois te mettre une mini jupe alors que tu es si un bon coach (il se reconnaîtra).

 

Le monde merveilleux des baby-boomers

Baby_boomers
Ah l'éternelle nostalgie post estivale de septembre. Hier encore, on se surprenait à déclarer avec joie : "on pourrait presque manger dehors". Coupé ! Clap de fin. Ciao bye bye ! Il temps de rentrer au chaud à l'intérieur, de mettre sa petite laine en attendant impuissant de ressortir ses gros manteaux humides et lourds. 

Merde, je dois combattre cette nostalgie pré hivernale au risque de me déprimer pour la fin de la semaine (et de perdre les lecteurs de plus en plus nombreux de ce blog… Ah d'ailleurs, merci beaucoup !). Allez Clément : po-si-tif !

Ca y est, je sais comment remettre un peu de vie dans ce post ! Je vais vous parler de "l'été indien de la vie". C'est un monde merveilleux où vivent des personnes en pleine forme et qui ont beaucoup d'énergie et de moyens. On l'appelle également : "le monde des baby-boomers".

Les habitants de ce pays lointain n'ont pas connu la crise quand ils étaient jeunes (à l'époque, la Grèce n'était qu'une page dans le catalogue du Club Med). Ils n'ont pas grandi avec la peur du sida et se sont émerveillé comme des enfants pendant des décennies devant les prouesses de l'homme avec sa fusée spatiale, son TGV, son Concorde, ses premières mini jupes. Ils en oubliaient presque que consommer avec autant d'appétit pourrait un jour abimer la planète. Elle était tellement belle la planète dans les yeux de Neil Armstrong…

On appelle aussi les habitants du monde des baby-boomer, les "happy-boomers" ou bien les "boomers". On les appelle même désormais les "Sylver Surfers" aux Etats-Unis car ils n'aiment pas du tout qu'on les appelle "séniors" (c'est aussi vexant que de rappeler à un jeune cadre qu'il est "junior"). 

A première vue, ce monde est bel et bien merveilleux. Voici pourquoi : 

  • Les plus de 50 ans sont les plus nombreux : ils ont donc le pouvoir des urnes (manquerait plus que les jeunes n'aillent pas voter !). Un homme politique aurait donc tort de les froisser…
  • Ils ont la patate : vive la science ! On gagne 3 mois d'espérance de vie chaque année !  
  • Ils ont la maison pour eux tout seuls : les enfants partent de la maison vers 53 ans
  • Ils ont du temps libre en veux-tu en voilà
  • Ils gagnent presque autant par an que la moyenne des actifs (21 540€ vs 21 760€)
  • Ils adorent acheter sur Internet des voyages, des produits culturels et du high-tech
  • Le pouvoir d'achat des + de 50 ans est 30% supérieur aux - de 50 ans !

Attention, ce monde merveilleux n'est pas garanti pour tous ! Par exemple, un baby-boomer qui aurait connu le chômage ou pire, qui aurait perdu son job vers 45, 50 ans peut avoir beaucoup, beaucoup de mal face aux problèmes suivants : 

  • Petits-enfants et parents à charge (l'augmentation de l'espérance de vie concerne aussi leurs parents)
  • Chômage de leurs enfants
  • Baisse de 22% de ses revenus lors du passage à la retraite (quand vous en avez une et pleine si possible)
  • La France a le plus faible taux d'actifs (39%) des 50-65 ans (67% au Japon !) donc si vous voulez travailler faut s'accrocher !
  • Perte de lien social au départ à la retraite, ne reste plus que la famille… Quand elle est là.

Mon cynisme apparent pourrait faire croire que j'en ai après les baby-boomers. Et bien, c'est l'inverse ! La personne qui m'a le plus aidé à m'épanouir dans mon travail est née en 1949 (faites le calcul, il va m'en vouloir si je donne son âge). Je n'ai jamais travaillé avec quelqu'un d'aussi curieux, prêt à apprendre mais surtout : prêt à donner et à transmettre son expérience, ses encouragements et ses conseils. Travailler pour les baby-boomers présentent de nombreux avantages mais travailler AVEC eux peut être une vraie chance.

Les boomers et les "d'jeunes" ont énormément de points de commun : ils sont marginalisés dès lors qu'ils ne sont pas ou plus "actifs", ils utilisent Internet toute la journée et s'interrogent sur leur avenir. Les jeunes (qu'ils soient entrepreneurs ou non) ont donc tout intérêt à prendre conseil auprès de vieux sages... Et certains, n'attendent que ça !

Et vous, est-ce que - comme la police -  vous croyez au binôme jeune/vieux ?

 

Meetup et les sorcières

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Aujourd'hui je viens vous parler d'un site que je trouve aussi utile que bien foutu : Meetup. L'entreprise a été créé en 2001 par Scott Heiferman, un jeune new-yorkais qui souhaitait utiliser l'Internet pour permettre à des groupes de gens de se rencontrer dans la vraie vie.

Une fois parti de cette idée, il aurait dû "normalement" réfléchir aux personnes susceptibles d'utiliser son service et faire une bonne (et longue) étude de marché. Cela lui aurait permis de 1. créer un site adapté à ces clients potentiels et 2. définir plus utilement son positionnement et sa communication.

Un an après la mise en service de Meetup, le groupe le plus populaire n'était pas celui des fans de Britney Spears ou celui des copines de tricot. Non, c'était celui des… Sorcières ! Est-ce que cela signifie que Meetup a raté son coup ? Pas du tout, aujourd'hui Meetup a environ 10 millions de membres. 280 000 rencontres organisées par des groupes ont lieux chaque mois dans 45 000 villes à travers le monde. 

Moralité, il est parfois plus utile de se focaliser sur la fabrication d'une version bêta d'un produit (fonctionnalité, design, ergonomie…) puis d'observer qui sont les utilisateurs. Cela permet de faire évoluer son produit en fonction des attentes exprimées par les utilisateurs (et ils ne s'en privent pas) et de communiquer auprès d'eux de façon plus efficace et à moindre coût. 

Pour ma part, Meetup m'a permis de rentrer en contact avec pleins de groupes qui se réunissent fréquemment "dans la vraie vie" pour parler création d'entreprise, web et autres sujets super sexy. Il existe des groupes dans tous les domaines, peut-être en trouverez-vous qui vous intéressent ! 

PS : J'ai tiré l'anecdote de Meetup dans "La Méthode Google - Que ferait Google à votre place ?" de Jeff Jarvis que je vous recommande vivement. Autant étudier l'histoire de Ford était utile pour comprendre la façon dont notre monde marchait pendant des décennies, autant étudier la méthode Google nous apprend beaucoup chose sur notre monde aujourd'hui

 

Des inconnus plus sympas que mes amis : bonne ou mauvaise nouvelle ?

Cene

Les paradoxes m'amusent. Je trouve toujours très drôle d'en remarquer un, j'ai dû rester débile comme un enfant qui s'amuse de voir l'adulte jouer à "Tu me vois et.. Oh ! Tu me vois plus, hihihi !!!". Paradoxe absence/présence : hilarant entre 10 et 18 mois (je vous rassure, je rigole un peu moins maintenant). Cependant, il m'arrive encore de m'amuser de paradoxes et le dernier en date concerne justement un sujet qui m'est cher d'aborder dans ce blog : la consommation collaborative. 

Cette nouvelle façon de consommer entre particuliers stimule de plus en plus de neurones de créateurs d'entreprises. Elle attire d'ailleurs de plus en plus d'investisseurs et c'est tant mieux. On s'éclate donc et on se félicite même d'améliorer le monde en passant d'une économie archaïque basée sur l'hyper consommation, à une économie du partage, de l'échange et de la solidarité (à se demander si la Cène n'était pas un business modèle d'avant-garde…). 

Nous serions donc en train de basculer doucement d'une société individualiste basée sur la propriété, à une économie "collaborative", nouvelle et donc, révolutionnaire. Mais ce serait bien naïf de croire que notre société n'est plus individualiste et n'allez pas croire que je suis volontairement cynique. J'en prends pour exemple l'éclatement continu de la famille. Qu'on le veuille ou non, la famille reste le premier cercle d'entraide (je ne m'arrête pas à la famille "de sang" et pense également aux amis proches) et force est de constater qu'elle n'est pas toujours là quand on en a besoin.

Qui appelez-vous lorsque vous avez besoin d'une perceuse ce week-end ? A qui pensez-vous quand vous avez besoin d'une voiture pour aller chez IKEA ? Vers qui vous tournez-vous quand vous avez besoin d'un toit ou quand vous avez une part de tarte en trop à partager ? Qui va venir chercher vos enfants à l'école

Et bien tous ces services sont désormais accessibles en un petit clic. Je reconnais pour en avoir fait l'expérience depuis trois ans avec Airbnb, qu'ils permettent vraiment de créer du lien social. J'avoue d'ailleurs être très intéressé par les projets de "conscollab" qui traiteront de la question de la dépendance et des relations inter générationnelles (ah, les baby-boomers, ma cible préférée !).

Un inconnu plus sympa qu'un pote quand j'ai besoin d'aller chez IKEA ou de déménager ? Tiens, vu comme ça il m'amuse un peu moins ce paradoxe...

Désolé, je n'ai pas trouvé de site permettant de louer une personne pour écrire vos commentaires, va falloir vous y coller :)